|
Les
espèces de taupins les plus communément nuisibles sont des
coléoptères noirs brunâtres de 6 à 10 mm.
Ils ont
la capacité de se projeter en l’air lorsqu’ils se trouvent sur le dos.
Les larves terricoles sont longues et minces, à épiderme jaunâtre,
brillant et lisse, appelées « vers fil de fer ».
Le
cycle évolutif s’échelonne sur 5 ans au cours duquel la taille des
larves évolue de 2 à 30 mm. A l’inverse des vers blancs, un même lieu
héberge des populations larvaires de tous les stades. Les œufs et les
jeunes larves sont très sensibles à la sécheresse. Au printemps, les
femelles fécondes recherchent des terrains meubles et frais ou des
cultures aptes à maintenir ces conditions favorables à l’évolution des
œufs (cultures couvrantes, légumineuses, céréales de printemps …)
Les
mouvements verticaux des larves dans le sol, de même que la
distribution des taupins dans une parcelle, sont, entre autres
conditions, dépendantes de l’humidité de la terre.
Dans
les jardins, les taupins nuisent aux plantes potagères les plus
diverses, en particulier : les salades, poireaux, carottes, oignons,
fèves. Les pommes de terre ne sont attaquées qu’à maturité. Les
crucifères sont peu sensibles, le pois et le haricot ne sont
pratiquement pas attaqués. Les jeunes plants se fanent, se
dessèchent ou végètent, les légumes-racine sont dépréciés par la
présence des galeries.
De
nombreuses plantes ornementales herbacées subissent des dégâts
similaires : chrysanthèmes, dahlias, œillets ou jeunes plants d’arbres
ou arbustes en pépinière.
Lutte
Les
labours d’hiver ou d’été, les façons culturales superficielles
diminuent de façon notable le nombre de larves (tuées si exposées au
sec).
Les
sols nus, les cultures désherbées sont défavorables à la ponte des
femelles au printemps.
Les
traitements insecticides
localisés dans la ligne de semis ou de plantation ne sont conseillés
qu’à partir d’un certain niveau d’infection, 30 larves au m2
pour la pomme de terre par exemple.
Maryvonne Decharme
Retour
Maladies et ravageurs
Accueil |