Pour
le traitement des vivaces et rosiers uniquement
Pour
être un bon jardinier, inutile de sortir la panoplie du parfait
petit chimiste ! Mais que peut-on trouver dans une « pharmacie »
d’un jardinier raisonnable et non « accroc » du pulvérisateur ?
- Un acaricide : difocol ou cyhexatin.
- Un insecticide naturel pour les traitements
« légers » : pyrèthrine
- Un
insecticide chimique en cas de forte attaque :
de contact : Bifenthrine ou Pyrimicarbe …
et
systémique :
Tau-Fluvalinate.
- Bactospéine :
indispensable contre les chenilles.
-
Fongicide pour traitement
des rosiers, oïdium, rouille :
myclobutanil
ou
propiconazole.
-
Un fongicide polyvalent (pourritures, taches foliaires…) :
dichofluanide
-
Bouillie bordelaise : indispensable pour les traitements préventifs.
Cela
peut paraître encore trop important, mais ces
produits seront utiles également au traitement des arbres et
arbustes et pour certains au potager.
LA
BOUILLIE BORDELAISE… UN PRODUIT MIRACLE ?
Efficace, au jardin d’ornement, contre le mildiou, la
rouille et le botrytis, la bouillie bordelaise a des propriétés
fongicides (champignons) et
bactéricides (bactéries).
C’est en traitement préventif à 2 périodes de l’année qu’elle est
intéressante :
-
en fin de saison (novembre) : pulvérisation sur vivaces
après nettoyage (surtout celles qui ont été malades) , rosiers
ainsi que sur les feuilles tombées des arbres et arbustes (impérativement
sur celles qui sont malades).
-
en début de saison (février) : sur les rosiers après
la taille mais avant le démarrage de la végétation, et sur les
vivaces (penser particulièrement aux hellébores dès janvier et
aux iris en février – mars)
Ces traitements limiteront considérablement le développement
des maladies, et éviteront bien des traitements.
Attention toutefois à l’employer raisonnablement et avec
précaution (risque de brûlures et de réactions phyto-toxiques).
On pourra regretter cette coloration bleue du feuillage qui
n’est pas très discrète : une raison de plus pour traiter
tôt au démarrage de la végétation. Toutefois il existe
actuellement une bouillie bordelaise presque incolore mise sur le
marché (elle est simplement plus difficile à se procurer)
Pour
terminer, citons un
conseil judicieux de la Princesse Sturdza :
Nous faisons toujours un traitement à la bouillie
bordelaise sur nos plantes vivaces, au moment où leur feuillage
commence à se développer. Pour les hellébores, nous commençons
même en février, en choisissant bien sûr un jour sans gel. Ce
traitement est particulièrement utile aussi pour les phlox, les
asters et les pivoines. Nous recommençons pendant la saison,
quand les plantes sont en pleine croissance. Lorsque cela s’avère
nécessaire comme en cette saison 88 où les périodes très sèches
ont favorisé le blanc (oïdium), nous faisons un traitement mixte
insecticide et fongicide…
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