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Les Ombellifères ou Apiacées
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L’intégralité
des plantes que l’on regroupe sous cette dénomination possède une
caractéristique commune typique notable :
Des
têtes florales, plates ou en dôme, composées de minuscules
fleurons, entourées d’un collier plus ou moins décoratif de bractées
segmentées étroites, qui donnent un effet étoilé. - de ombelle et
du latin « ferre », porter
« Fleurs
bisexuées à cinq sépales et cinq pétales, ordinairement groupées en
inflorescences
caractéristiques (ombelles), en capitules épineux chez Eryngium.
Feuilles :
alternes généralement très découpées et à pétiole engainant à sa
base.
Fruit :
fruit sec formé de deux moitiés se séparant à maturité. »
source
site internet : http://plantes.sauvages.free.fr
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Du
fait de leurs groupes de petites fleurs en ombelles qui offrent un
abondant nectar et une bonne plate-forme d’atterrissage ; les
ombellifères sont particulièrement appréciées à la fois, par les
insectes pollinisateurs, et par leurs prédateurs les ravageurs.
Pour
l’homme, ces herbacées, parfois épineuses (Eryngiums) et souvent
aromatiques, sont pour certaines espèces comestibles (carottes,
cerfeuil, persil, angélique), pour d’autres extrêmement vénéneuses
(Ciguë). |
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Les
ombellifères au jardin |
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On
les retrouve quasi systématiquement du côté du
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potager
ou du
carré
d’aromatiques. |
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Outre la
carotte (Daucus), le panais et le céleri-rave sont
des légumes racines prisées par nos civilisations.
On
consomme également les tiges d’espèces de
cette famille. Celles côtelées et renflées du céleri
tubéreux ou du fenouil, celles de l’angélique.
En
aromates, on utilise la feuille, persil
(petroselinum) et cerfeuil
(Anthriscus)
ou
encore la graine :
carvi (Carum), coriandre (Coriandrum), cumin (Cuminum), anis
et aneth.
En
médecine, elles
sont entrées dans la composition de toutes sortes de remèdes ;
pour leurs vertus stimulantes des fonctions digestives (pimpinella
anisum, coriandre…), de croissance (persil, céleri),
lactation (fenouil, aneth) et autres… |
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Parmi
ces belles ombellifères, les plus « fortes personnalités » ont
conquit
Le
jardin d’ornement.
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Ainsi
le fenouil
-Foeniculum prend place dans les plates-bandes. Au soleil, dans un sol
pauvre ou ordinaire, l’effet nébuleux de son feuillage
constitue un atout irremplaçable.
Il
s’associe harmonieusement, pour la variété bronze
(F.vulgare purpureum) à la gamme des roses les plus vifs aux
plus sombres, en nuances pourpres.
Rosa
Yves Piaget, R. Mme Issac Pereire, R. Glauca
Pour
un fort effet de contraste, on pourra opter pour les
feuillages argentés
Artemisia
powis castle, A stelleriana : en coussin, A. schmidtiana
nana : en couvre sol.
Attention
toutefois à ne pas le laisser « grainer » car
cette vivace à vie brève se ressème plus que généreusement !
Supprimer les ombelles plates de fleurs minuscules jaunâtres
vers la fin de l’été. H : 1-2m, E : 60 cm, O : Europe |
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Une touche de fenouil bronze
dans une plate-bande de vivaces donne de la légèreté au
massif. L'iris 'Kent Pride' roux rehausse les tons chauds des
giroflées, des ancolies, des géraniums et des heuchéras. |
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•
Plante architecturale par excellence, l’angélique
–Angélica
Ce genre se décline en trois espèces
principalement cultivées (env.2 m) :
A.
archangelica (A. officinale), A. gigas, A.pachycarpa
A
noter 'Vilars mead' : un cultivar pourpre aux ombelles
plates dans les tons de roses
Pour
la structure
qu’elle apporte dans un massif, la teinte acidulée de son
feuillage (l’officinale) ou encore la dominance pourpre (la
gigas).
A
utiliser en contraste de forme et texture avec le vaporeux
fenouil |
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1-
En
terrain frais et en bordure,
•
l’Astrance.
Elle
est facile à cultiver, de bonne tenue, de grande longévité.
Elle
offre une bonne résistance aux maladies et aux attaques des
ravageurs.
Etant
donné son habitat naturel, l’astrances se plait en sous
bois humide et fertile. Elle fait également un bon sujet de
berge, et dans la mesure où le sol reste frais, elle supporte
le soleil.
On
rencontre 2 espèces principales :
L’astrantia
major dont presque tous les cultivars connus sont issus,
et l’astrantia maxima.
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Il
existe une palette de cultivars qui flirte avec les pourpres
les plus intenses ('Lars', 'Claret', 'Ruby Wedding'), le rose
très vif, 'Roma' . Ces deux dernières variétés sont
remontantes : si on les taille après floraison, elles
refleurissent en septembre-octobre.
'Hadspen
Blood' est un cultivar d’un rouge profond, foncé avec une
collerette presque noire. Il a été obtenu en Angleterre dans
les jardins du même nom.
Une
toute nouvelle obtention de couleur rouge/framboise 'Washfield',
sera disponible d’ici 1an ou 2. |
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Il existe également une
variété à feuillage panaché 'Sunningdale Variegated'
Photo
de gauche
Comment
utiliser les astrances ?
On
peut les combiner heureusement avec d’autres plantes de
sous-bois et il faut alors les planter en grands groupes. Les
brunneras, les géraniums de mi-ombre, les aconits, les
cimicifugas, les hostas verts et les rodgersias les
accompagnent volontiers.
Comment
les multiplier ?
La
plupart se ressèment spontanément, mais pour obtenir des
plants fidèles au pied mère, il convient de diviser au
printemps |
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Le
Peucedanum (ou Imperatoria) ostruthium Daphnis
Le
feuillage panaché de jaune crème de cette plante vient
magnifiquement rehausser les bordures à mi-ombre, en lisière.
Culture :
dans nos jardins, une bonne terre fraîche et fertile, une
mi-ombre claire lui conviennent bien. (Pieds de murs ombragés,
base de grands arbustes, petites cours lumineuses,…) Sa
superbe panachure éclaire l’ombre.
Multiplication : des plus facile, elle s’opère
par éclats de la souche, hors période de floraison. - P.
hispanicum : ombelles blanches / P. verticilar :
architectural.
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L’Aegopodium
podagria variegatum
-30cm
L’herbe aux goutteux-
Couvre
sol panaché caduc, précieux pour l’ombre.
S’il
peut s’avérer envahissant en terrain frais, un simple coup
de bêche suffit à limiter son expansion.
L’Anthriscus
(80cm)
A
noter une très jolie variété au feuillage bronze :
sylvestris Ravenswing
Le
Chaerophyllum
(50cm)
C’est
une élégante ombellifère au feuillage fin et aux ombelles
blanches ou roses.
Le
Cerfeuil musqué ou Myrrhis odorata
Un
feuillage vaporeux au parfum d’anis
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Photo : Myrris odorata
(cerfeuil musqué) |
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2-
Dans les zones sèches et ensoleillées,
•
Les
Eryngiums
En
terre sèche, même pauvre, au soleil les Eryngiums sont des
joyaux. Les bleus sont très prisés (E. alpinum, E.
planum) comme les argentés, avec le splendide E.
giganteum qui se ressème très librement, ou le très
graphique E. variifolium, une belle touffe persistante de
feuillage panaché blanc avec des tiges bleu argentées de
45cm, à utiliser à l’avant de bordure.
Attention :
Le
panicaut fait partie de la famille des apiacées, et non des
astéracées comme tous les autres chardons (Echinops,
carlina, onopordon…) et circes
Il
sont à associer en priorité aux graminées en
contraste avec lesquelles leur rigidité fait merveille : en
particulier stipa tenuifolia, stipa barbata…
Variétés
les plus courantes d’origine européenne :
E.
alpinum :
bleu acier. Vivace. – 'Blue Star', 'Amethyst' : bleu
plus profond
E.
planum : petites fleurs bleu acier
E.
x tripartitum, horticole, espèce proche mais de meilleure
tenue
E.
giganteum : 'Silver Ghost' : gris argenté, à
corolle très laciniée - bisannuel, du moins petite durée de
vie.
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Eryngium Varifolium |
| Variétés
américaines, à port plus ou moins arbustif : |
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E. proteiflorum : sol drainé, ensoleillé
et chaud. Belle persistante mexicaine, vivace, à
grandes fleurs exotiques aux reflets métalliques. Peu
rustique.
E.
serra : 1.20m – Rosette plate, inflorescences
vertes puis beiges - terre fraîche
E.
ebuneum : 1,50m – Masse de fines et longues
feuilles en lanières - terre fraîche
E.
agavifolium, Panicaut à feuilles de Bromélia :
Grande vivace peu rustique originaire d’Argentine.
Inflorescences de chardon blanc verdâtre paraissant sur
des tiges ramifiées ; 1,20m. Zone 9-11
E.
décaisneanum ou pandanifolium (photo)
Une
variété rare qui affectionne les climats doux de bords
de mer et craint le gel.
Ses
feuilles allongées et ses hampes de fleurs brunes en
font une plante très spectaculaire. |
| Ci-dessus
: Eryngium proteiflorum |
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• Le
Bupleurum
fructicosum –
Buplèvre ligneux -:
Arbuste
persistant à joli port buissonant (1à 2 m) facile à
cultiver en zone sèche et en sol drainé.
Couleurs
subtiles des jeunes feuilles bleu-vert brillant et des
fleurs jaune-verdâtre d’avril à août
Sa
rusticité est moyenne mais il se plait en zone littoral
où il résiste au vent. (Photo à droite)
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•
Le
Seseli gummiferum (photo)
Belle
plante argentée de 1m de haut, à cultiver au
soleil et en sol drainé.
Elle
doit son nom à sa sève collante. Ombelles blanches ou
rosées en été.
Seseli
dichotomum Caucase- 1m- ombelles blanc pur
Seseli
libanotes
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Où
se procurer des ombellifères ?
pour la touche d’extravagance, le style sauvage au
jardin.
Pépinière
Liorhen 56
480Saint Aignan
Les
Jardins d’en Face. La Ville au Monnier – 35 000 Pleurtuit
La
Grange aux Vivaces :
Jacques et Véronique Detriché, La Grée de Pouez,
35150
Chanteloup
Plantbessin
14 490 Balleroy
Lumen,
les Coutets – 24 100 Creysse-Bergerac
Tim
Ingram
Kent, Angleterre -
Le
Clos du Coudray
Le
clos du Coudray 76 870 Etaimpuis
http://www.leclosducoudray.com
A
St Avé (56 890) au « Jardin de Marie-Cécile »
on peut observer en situation un bon nombre de variétés,
dont certaines sont à la vente :
Angelica
archangelica, gigas; vilars mead - Astrantia
major, roma, haspen blood, maxima, ruby wedding,
carnicola rubra – Bupleurum fructicosum - Chaerophyllum
hirsutum roseum - Eryngium pandalifolium,
agarifolium – Fenicular atropurpurea – Ferula
communis, Glauca - Melanoselinum decipiens - Meum
athasmontieum - Molopospermum peloponnesiacum - Peucedanum
hispanicum, Daphnis osth., Verticilar – Selinum walichianum
- Seseli
gummiferum
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Conférence
de Carole Bayou et Marie-Cécile Le Luherne
à
la section vivaces le 18 décembre 2004 (extrait
du document donné aux sociétaires présents) |
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