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Un
muret de pierres sèches ou maçonné ?
Trois solutions
s’offrent à vous pour réaliser votre muret :
- le muret de
pierres sèches c’est-à-dire fait à partir de pierres
assemblées grâce à de la terre donc sans maçonnerie. C’est
le muret d’autrefois. Il demande un minimum d’attention, de précaution
et sans doute même de savoir-faire pour qu’il soit solide mais
il est tout à fait réalisable. Il a un aspect naturel qui lui
permet de bien s’intégrer dans un jardin (surtout s’il
s’agit d’un jardin un peu sauvage, en tout cas pas trop
sophistiqué). Les conditions de culture pour les plantes qui y
poussent sont excellentes car il garde bien la fraîcheur ;
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- le
muret maçonné avec des poches de plantations. Il est
surtout conseillé pour les murs de clôture, le long des
voies publiques. Afin de lui donner un aspect un peu ancien,
on évitera de faire des joints de ciment entre les pierres.
Si l’arrière du mur côté jardin est caché par des
plantations, pour économiser de la pierre on pourra mettre
des parpaings recouverts par la suite de ciment grossier. Il
suffira d’habiller la face visible de pierres. Ce muret
peut servir aussi de muret de soutènement (descente de
garage…) ; |

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il existe une solution intermédiaire : on monte un
mur de pierres sèches, donc avec des joints en terre, mais si la
face arrière n’est pas visible, on bétonne l’arrière plus
ou moins grossièrement. Si le muret est visible des 2 faces, on
peut monter le muret en pierres sèches mais en fixant les pierres
entre elles à l’intérieur avec du béton (dessins ci-dessous)
Le
choix des pierres
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La principale qualité d’un muret est de se fondre dans le décor
et apparaître tout naturellement à sa place. Pour cela, l’aspect
et les couleurs des pierres doivent s’harmoniser avec le style
du jardin ou les constructions alentour… bref avec l’esprit du
pays. C’est pourquoi, si on doit les acheter, il faut le
faire dans une carrière locale en prenant des pierres de la région.
En Bretagne, le granit s’impose… les pierres de tuffeau
seraient un non-sens.
J’ai eu la chance de récupérer sur le terrain
suffisamment de pierres pour faire mon mur de clôture, mes murets
et tous mes pas japonais et allées. Quelle aubaine ! Quand
on connaît le prix des pierres…
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Il faut éliminer les pierres friables, les trop grosses,
les trop petites, celles qui ont été sciées car
elles n’ont rien de naturel et celles qui ne présentent aucune
face intéressante à mettre sur la face visible du muret.
Construction
du muret
Commencer
par creuser des fondations de 20 à 30 cm de profondeur (selon la
qualité du sol) plus large que le muret.
Faire
une semelle en béton (on peut se contenter éventuellement si on
veut pas utiliser de béton, de faire une semelle de sable bien
damé).
Mettre
en premier les plus grosses pierres qui seront enterrées de moitié.
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Le premier
niveau étant réalisé, après avoir couvert de béton ou
de terre humide, placer un 2ème étage en plaçant
les pierres de façon qu’elles prennent appui sur deux
pierres situées à l’étage inférieur.
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C’est
une question d’équilibre pour un mur en pierres sèches et
aussi d’esthétique car il faut éviter que les joints se
prolongent verticalement. Ainsi de suite pour les niveaux
suivants.
Terminer
en coiffant le mur par les pierres les plus plates (ne pas oublier
de les mettre préalablement de côté).
Quelques
conseils :
Dimensions
du mur : pour un muret de pierres sèches :
Eviter
de dépasser une hauteur de 1 m.
largeur = 2/3 hauteur
Réaliser
des joints de 1 à 2 cm de largeur
.
Utiliser
impérativement un cordeau que l’on tendra avant de monter
les pierres sur un même étage sinon l’effet risque d’être désastreux.
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A
part pour un mur de clôture bétonné, la face du mur doit
avoir une certaine inclinaison. C’est ce que l’on
appelle le fruit (15 cm par mètre). C’est impératif
pour un mur de pierres sèches en particulier pour résister
à la poussée de la terre.
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Les poches de terre :
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Les
commencer à partir de la mi-hauteur.
Elles
doivent être plus profondes à l’arrière qu’à
l’avant de façon que la terre ne s’échappe pas.
Laisser
des poches de terre sur le dessus du mur et faire en sorte
qu’elles communiquent avec des poches latérales (la
pluie mouillera la terre en contact avec les racines des
plantes placées sur les faces latérales).
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Ne pas
placer les poches de terre à intervalles réguliers et éviter
de les placer les unes au-dessus des autres. Il faut créer
des zones plus fleuries que d’autres. Si on ne souhaite
pas fleurir entièrement le mur, on concentrera les
plantes sur certaines zones (effet de masse) au lieu
d’en mettre un peu partout.
Une
astuce : placer dans le mur des tubes de PVC
qui, à partir du dessus du mur permet d’arroser l’arrière
des poches de terre
A
essayer : des tuyaux d'arrosage poreux. Boucher
l'extrémité inférieure et éventuellement l'extrémité
supérieure
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Sur
ces trois photos on voit bien les poches de terre. Sur celle
de gauche, on remarquera l'erigeron karvinskianus planté
sur le dessus dans une poche de terre de la grandeur d'une
jardinière. Cette poche est en relation avec celles
situées sur la face du mur. |
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