Une lutte en douceur et raisonnée

l est évident que les plantes de nos jardins sont menacées par certaines maladies et ravageurs. Il est même impossible d’y échapper. Mais ce n’est une raison pour être « l’accroc » du pulvérisateur qui participe, en toute bonne conscience évidemment, à la pollution chimique de l’environnement.
Sans aller jusqu’à rejeter tout traitement – souvent dans certains cas indispensables – il est bien préférable de choisir une solution intermédiaire. Une lutte raisonnée qui tient compte de certains principes

- N’achetez que des plantes saines, vigoureuses et n’ayant pas été forcées.

- Evitez les variétés de plantes réputées trop sensibles aux maladies.

Pourquoi s’obstiner à traiter certains asters toujours recouverts d’oïdium, alors qu’il existe des variétés qui ne sont jamais malades ?

- Une plante en bonne santé, plantée dans de bonnes conditions, sera toujours plus résistante aux maladies ou aux insectes. C’est d’une évidence, mais encore faut-il ne pas l’oublier !

- N’abusez pas des engrais (vous fragilisez les plantes) . L’excès d’azote provoque l’invasion de pucerons… Apportez plutôt des fumures équilibrées d’origine organique. Un bon fumier de cheval, un bon compost…et les plantes se porteront tout aussi bien : bref, Soigner vos plantes

Empêchez les maladies et les ravageurs d’attaquer les plantes, plutôt que les supprimer une fois installés.

Ce qui implique

- de privilégier les solutions préventives ( la bouillie bordelaise a encore quelques belles années devant elle !)

- d’observer régulièrement les plantes pour intervenir le plus tôt possible.

Le jardinage, c’est 12 mois sur 12 !

- Ne traitez qu’en cas de nécessité, avec un produit spécifique.

Une attaque de quelques pucerons ne viendra pas à bout d’un rosier. Inutile de sortir « l’artillerie lourde » !

- Ne négligez pas les préparations « maison »

Fabrication du purin d’ortie

Stimule la croissance des plantes.
Renforce les défenses face aux maladies et parasites.
Répulsif pour insectes (pucerons, acariens…)
Lutte contre chlorose et carences minérales

Utiliser un récipient en bois ou en plastique (pas en fer)

Récolter les orties (sans graines !) à raison de 1 partie de plantes pour 9 parties d’eau. Couvrir le récipient. La fermentation est fonction de la température : entre 1 semaine et 1 mois. Elle est terminée lorsque la remontée de bulles s’achève.

Utilisation
5 % en traitement foliaire
10 à 20 % en engrais

Un traitement n’est efficace que si la plante ne souffre pas de sécheresse. 2 passages à 5 % sont préférables à 1 seul à 10 %.

Peut être utilisé au jardin d’ornement, au potager et au verger (aucune trace, ni goût, ni odeur sur fruits ou légumes).

Riche en azote et en fer.

Conserve ses qualités plus d’un an.

On peut faire de même avec de la consoude.

Pensez à utiliser les auxiliaires du jardin

Chrysope :longue mouche verte dont les larves dévorent pucerons, chenilles, acariens…

Syrphe : mouches dont les larves consomment les pucerons

Encarsia formosa : guêpe détruisant les aleurodes

etc. mais, bien entendu, aussi les…

COCCINELLES

Pollution de l’eau en Bretagne
Le 4 avril 2005, les 4 préfets bretons ont signé un arrêté préfectoral réglementant l’utilisation des produits phytosanitaires. Ne traitez pas à proximité de l’eau (voir article)

Alain, conférence à la section "Jardin d’Ornement", 17 mars 2001