Le Phytophthora atteint les ligneux de tous âges.
sur les parties aériennes :
sur les arbres :
- dépérissement généralisé débutant habituellement par la cime ; le feuillage est clairsemé, jaunissant, de taille réduite, il se flétrit et se
dessèche à la faveur de périodes chaudes et sèches,
- chez les conifères les aiguilles jaunissent puis brunissent,
- les résineux à ramures prennent un aspect bleuté puis roussissent,
- les symptômes sont d’autant plus étendus que le système racinaire est largement atteint,
- les branches puis l’arbre meurent plus ou moins vite en fonction des conditions climatiques et du terrain,
- les premiers symptômes sont visibles un ou deux ans après le début de l’attaque.
sur les arbustes :
- le dépérissement, d’abord localisé à des branches latérales, se généralise rapidement en conditions favorables (une saison à 2 ou 3 ans).
symptômes typiques sur Rhododendron :
- les feuilles ternes puis vert-olive s’affaissent, s’enroulent, noircissent, chutent ou restent accrochées aux branches ; une section à la base de la tige malade présente des secteurs brunâtres correspondant aux tissus infectés.
sur les organes souterrains :
- pourriture des racines les plus fines ; sur les grosses racines, plages de pourriture brune localisées à l’écorce ; le bois n’est pas atteint ; ces taches réparties au hasard confluent et gagnent le collet et la base de la tige ou du tronc ; ces nécroses bloquent progressivement l’alimentation de la plante.
| Maladie autrefois répandue en pépinière.
Aujourd’hui peu fréquente dans les jardins, sauf en conditions très favorables ; mais ce risque ne peut être négligé.
Le champignon se conserve dans le sol et devient actif en présence d’eau, s’avère dangereux au delà de 16°C avec un optimum de 23 à 27°C.
Toute cause de stagnation d’eau (grosse pluie, excès d’arrosage, sol lourd, défaut de drainage) est favorable au développement du Phytophtora, à sa dissémination, à sa longévité dans le sol et à la réceptivité du végétal.
La maladie est transmise, à l’échelle du jardin, par les eaux de ruissellement, la terre polluée transportée ou les outils souillés.
Elle est introduite dans une zone indemne essentiellement par les plants contaminés. | La lutte ne peut être que préventive.
arracher la plante malade, éliminer la terre ayant été en contact avec les racines en évitant de polluer les alentours, désinfecter la terre du trou par arrosage avec du propamocarbe ou du phosethyl d’aluminium, laisser le trou à l’air une saison, le reboucher avec de la terre
neuve, améliorée avec des éléments drainants, replanter une plante non sensible au Phytophiora, bannir la plantation dans des sols humides.
En sol lourd, ameublir et amender avec des éléments fertilisants. arroser pour subvenir aux besoins stricts de la plante sans excès et sans à-coups, traitement préventif des sujets à risques issus de conteneurs et récemment installés à l’aide de phosethyl d’aluminium : 1 traitement par arrosage vers le 15 juin, 2 autres à un mois d ‘intervalle.
Le traitement sur une plante malade est inutile. |