Pourridié agaric et Pourridié laineux

le POURRIDIE AGARIC (Armillaria)

dépérissementsymptômescaractéristiqueslutte
le POURRIDIE AGARIC
dû à l’armillaire de miel


Espèces très sensibles :
Ailanthe, Bouleau, Érable, Marronnier, Peuplier, Prunus d’ornement.

Résineux : Cèdre, Chamaecyparis, Genévrier, Pin, Thuya.

Arbustes : Lavande, Mimosa, Rosier, Rhododendron, Troène.
Sur les parties aériennes.
-  Sur les arbres :
Symptômes similaires à ceux engendrés par le Phytophtora, mais les symptômes sur le feuillage n’apparaissent que lorsque la destruction de la partie souterraine est assez avancée (de l’ordre des 2/3 du système racinaire), pour entraîner un déficit en eau et sels minéraux.
De ce fait, en cas de sécheresse importante, un arbre sain, en apparence, peut dépérir en quelques semaines (mort par apoplexie).
A l’automne, au pied des arbres, aux racines largement colonisées par l’armillaire, croissance de touffes de champignons à chapeau couleur de miel, à lamelles et à anneaux, caractéristiques de l’armillaire de miel.
Sur le système racinaire
Sur le front d’avance du champignoii entre l’écorce et le bois des racines et du collet, lamelles en palmettes de mycélium blanc à l’aspect de peau de chamois.
Sur les racines mortes et dans la terre, cordons noirs de mycélium aggloméré, très résistants. Forte odeur de moisissure. Pourriture sèche fibreuse ou spongieuse du bois.
Les pourridiés sont favorisés par les sols humides et riches en matières organiques.

Le pourridié agaric est une maladie à foyer persistant dans le sol.

Le champignon se maintient sur les souches pendant de longues années. En conditions favorables, sol très humide et à faible teneur en oxygène, il émet des cordons mycéliens qui progressent dans le sol, colonisent des bois morts ou contaminent des racines d’espèces ligneuses sensibles.

La maladie peut évoluer en cercles concentriques ou de proche en proche sur une ligne de plantation. Son extension est favorisée par sa polyphagie.
- Lutte difficile et de longue haleine. Si l’armillaire est décelée au jardin
  • Éliminer les plants et les arbustes malades, quand leurs dimensions le permettent, ainsi que la terre entourant les racines. Extraire le maximum de racines restées dans le sol.
  • Brûler plants et racines.
  • Éliminer les souches mécaniquement ou à l’aide de produits dévitalisants.
  • Isoler un arbre ou un foyer infectieux en creusant autour une tranchée profonde de 60 à 80 cm.
  • Laisser les trous d’extraction à l’air libre une année (lumière et aération inhibent le champignon).
  • Sur les zones nettoyées, semer des annuelles pendant 4 ou 5 ans pour permettre l’épuisement des sources nutritives ligneuses encore présentes dans le sol.
  • Ne pas planter d’espèces sensibles.



- La lutte préventive :
  • Repérer les zones à risques : Sols lourds, gorgés d’eau, proximité de bois, anciennes vignes, pépinières ou bois, présence de souches.
  • Drainer le sol, améliorer la structure du sol (apport de matière organique, amendements calciques.
  • Veiller à la nutrition des plantes (notamment phosphocalcique).

Le POURRIDIE LAINEUX (Rosellina necatrix)

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Le POURRIDIE LAINEUX


Espèces sensibles :
Aubépine, agrumes, Avocatier, buis, Jasmin, Noyer, Pommiers d’ornement, Pyracantha, Vigne, Vigne vierge, Cerisier, Pêcher, Prunier, Lavande, Pivoine.
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- Sur les parties aériennes :
Dépérissement progressif semblable à celui provoqué par l’armillaire mais vraisemblablement plus rapide car le champignon émet des toxines véhiculées par la sève, capable d’engendrer des symptômes foliaires.
- Sur le système racinaire.
A la surface des racines : enveloppe de mycélium floconneux blanc puis gris ayant une consistance de toile d’araignée.
Pas de pourriture du bois.
La biologie du pourridié laineux est mal connue.
A l’inverse de l’armillaire, ce champignon est défavorisé par les conditions asphyxique du sol. Il se développe en surface, en raison de besoins importants en oxygène.
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- La lutte biologique à base de Trichoderma harzianum et Trichoderma viride (champignons antagonistes présents dans le sol), peut avoir un intérêt en sol riche en matières organiques (nécessaires à leur survie). D’après J.-P. Thorez, l’apport de farine de luzerne ou de céréales peut activer leur prolifération.
- Arracher les souches des végétaux malades.
  • Éliminer les restes des racines laissés dans le sol et les brûler.
  • Améliorer la structure de la terre de remplacement.
  • Ne replanter que des espèces peu sensibles.

Maryvonne Decharme, le 19 février 2011

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