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Les monilioses : Cycle de développement et incidence des conditions du milieu.

Cycle de développement

La conservation des Monilia s’effectue au niveau des momies, des fruits tombés à terre (tant qu’ils ne sont pas détruits) dans les rameaux, les branches mortes et les lésions corticales.
Dès la fin de l’hiver ces organes émettent des spores susceptibles de réaliser les premières contaminations. Les champignons sporulent à la surface des petits coussinets de mycélium. Les spores très légères sont dispersées par le vent, parfois à grande distance mais aussi par la pluie et divers insectes.
La pénétration a lieu au niveau de blessures ou micro lésions de toute nature (piqûres d’oiseaux, d’insectes, grêle, vent, pluie etc...), rarement par les voies naturelles (stomates). La progression mycélienne est rapide aux températures optimales dans les organes jeunes et les fruits qui se couvrent de fructifications.

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Moniliose sur pomme : début de momification des fruits. Sur fruit du centre : spores de Monilia. Sur fruit de droite : infection secondaire par un Penicillium (spores vertes)

Incidence des conditions du milieu

La germination des spores s’effectue dans un film d’eau. Aux températures optimales de 18°C à 24°C, le cycle de ces champignons est très court (de la germination de la spore à l’apparition de nouvelles fructifications), de l’ordre de 4 à 5 jours. Au dessus et au dessous de cet optimum, l’évolution de ces espèces est ralentie, mais non stoppée. A 5°C des contaminations peuvent avoir lieu et le développement peut se poursuivre à 0°C.

Les spores douées d’une grande longévité, d’une bonne résistance au froid, sont viables et présentes dans la nature pendant toute l’année. Il y a donc un risque potentiel de développement de moniliose durant toute la période de végétation dès que les conditions d’humidité sont convenables. Dans nos conditions climatiques ces maladies sont essentiellement préjudiciables au printemps, en début d’été et à l’automne, la sécheresse estivale et les températures élevées ralentissant leur évolution, mais un été pluvieux peut déclencher une explosion de maladie en arrière saison.

Conférence de Maryvonne Decharme