Explosion de couleurs… multiples fragrances…
JUIN EST LE MOIS DES ROSES, le mois de l’abondance qui permet de cueillir sans compter.
Le jardin nous livre le meilleur de lui-même.
Mais le combat contre les mauvaises herbes, les maladies, les parasites et les fleurs fanées continue. Pas de relâche !!! L’outil le plus utile, en ce moment, est le sécateur… mais les corvées d’arrosage commencent !

GARDER LE JARDIN PROPRE ET SOIGNÉ
Desherber, biner, mulcher, pailler mais aussi enlever systématiquement les fleurs fanées. Il n’y a rien de plus désolant que le triste spectacle des fleurs fanées qui gâchent la plus belle des plate-bandes fleuries.
En ce moment le jardinier ne doit jamais sortir sans son sécateur.
Continuer de tuteurer et pincer les vivaces hautes

Le Dicentra formosa, déjà en fleur en mai, restera fleuri tout juin si le sol reste bien frais. Il est extraordinaire à mi-ombre et à l’ombre (il ne supporte ni soleil, ni chaleur ni surtout la sécheresse : il arrête de fleurir). Pourquoi n’est-il pas plus connu ? On le trouve maintenant dans certaines jardineries... il y a un début à tout !
C’est un cousin du ‘Cœur de Marie’, bien connu dans les vieux jardins. Il faut l’associer aux plantes de mi-ombre : Fuchsia, Hosta, Rodgersia...
RABATTRE LES VIVACES dès la fin de la floraison : Delphinium, Lupin, Campanules, Achillées, Digitale, Marguerite… c’est impératif pour espérer une deuxième floraison en cours ou en fin d’été.
Tailler les vivaces de printemps définitivement défleuries (Campanules, Aubriète…) éventuellement à la cisaille. Récupérer des boutures à l’occasion.
Raser la Céraiste après la floraison. C’est un bon couvre-sol de terrain médiocre et de plein soleil, au feuillage duveteux, à la floraison blanche. On évite ainsi qu’il se ressème anarchiquement, car il devient vite envahissant ; on favorise également les repousses.
CONTINUER DE SEMER (comme en mai).
Les dernières annuelles à végétation rapide, à exposition chaude. Ne pas négliger les arrosages.
Semer directement en place dans les massifs, en bouche-trou : Alysse, Gypsophile, Némophile, Eschscholtzia, Schizanthus, Julienne de Mahon, Capucine, Linum grandiflorum (Lin rouge), Pourpier, Clarkia, Réséda, Ricin, Souci…
Des bisannuelles et des vivaces, comme en mai, en pleine terre dans une plate-bande ombragée du potager. Maintenir le sol humide jusqu’à la levée.
Repiquer en pleine terre à l’automne.
La floraison n’aura lieu que l’année prochaine.
Surtout n’oubliez pas de semer la Giroflée ravenelle (juin est la meilleure époque).

Elle pousse très bien au pied des murs où elle trouve de la chaleur et un sol sec. Vous avez un jardin un peu sauvage avec des murets de pierres sèches ? La Ravenelle est pour vous. Sa floraison, très longue, va de mars à mai.
Aux vivaces citées en avril et mai, on pourra encore ajouter, entre autres : Hesperis matronalis (Julienne des jardins), Muflier, Pavot, Penstemon, Pois vivace, etc…
La liste est loin d’être épuisée !
Mais connaissez-vous le Platycodon grandiflorum ?
C’est une vivace très rustique, à la floraison bleue ou blanche, qui ressemble à la Campanule à feuilles de pêcher. Semis facile, levée rapide. Mise en place en pleine terre à l’automne.
Des Passiflores dans un terreau allégé de sable et à situation mi-ombragée (température de 18 à 20°). La germination est assez longue. On peut ainsi semer P. alata, P. quadrangularia, P. vitifolia, et, bien sûr, P. caerulea qui est la seule vraiment rustique chez nous (les autres étant des plantes de serre).
RÉCOLTER DES GRAINES d’Erodium et de Pelargonium.
Semer, sans les recouvrir, les graines minuscules dans un mélange léger à mi-ombre. Repiquer les plants en août quand ils auront deux à trois feuilles. Pour endroits ensoleillés, secs l’été et drainants l’hiver. Très longue floraison d’été (dès le début mai !) Indispensable…
FLEURIR UN VIEUX MUR de pierres sèches :


Combler les brèches d’un mélange terreux. En cette période, des plants auront, sans doute, du mal à s’installer.
Peut-être est-il préférable de semer :
- au soleil : Valériane, Alysse, Arabis, Erigeron karvinskianus, Saponaire…
- à mi-ombre : Campanule muralis, cymbalaria (Ruine de Rome)…
Une autre solution consiste à se procurer des plants installés en pots. Les placer au sommet du mur. Généreuses en graines, elles se seront installées l’an prochain.
PLANTER DES CONVOLVULUS au soleil.
Chaleur et sécheresse ne les gênent pas.
Très longue floraison d’été. Excellents en potées.
- Cneorum : arbustif, feuillage argenté et soyeux, floraison blanche tout l’été. Commence à coloniser malheureusement les ronds-points et les parterres des jardins publics !
- Mauritanicus : tapissant, rusticité moyenne, floraison bleue.
- Althaeoides : port rampant, colonisateur, feuillage découpé orné de coupelles rose tendre.
REPIQUER LES ANNUELLES semées le mois dernier :
Ricin, Cosmos, Rudbeckia, Helianthus, Cléome… On bouche les trous des massifs.
RÉALISER QUELQUES POTÉES
d’annuelles, ou mieux de vivaces, pour combler les vides dans les massifs.
Des potées que l’on peut déplacer à volonté dans la saison.
Une Hosta pour la mi-ombre, une Agapanthe pour le soleil… ou une composition plus sophistiquée… Peu importe.
Penser aux potées de FUCHSIAS. On pourra réserver les rustiques pour la pleine terre (voir en mai), les autres pour les potées.
Contrairement à une idée répandue, les Fuchsias aiment la lumière (certains aiment les expositions ensoleillées).
Mais ils redoutent les brûlures du soleil, les expositions chaudes et la sécheresse.
Incorporer un engrais organique riche en potasse et magnésie ou bien de la poudre d’os ou du guano.
Pailler le dessus du pot (tonte sèche de gazon, mulcao…)
Installer les potées dans les massifs sous le couvert de grands arbres.
Grouper les potées, même de différentes tailles, par trois ou cinq, donne un effet de masse très intéressant.
ARROSER
Le soir, de préférence.
Au pied, plutôt qu’en pluie : les gouttes, par temps ensoleillé, font loupe et provoquent des brûlures.
Arroser abondamment les Hostas ; leur apporter un peu d’engrais.
Biner et pailler.
Elles sont parfois longues à s’installer la première année.
Patience !
Surveiller les végétaux nouvellement plantés.
SURVEILLER LES DAHLIAS :
arroser abondamment, donner de l’engrais riche en potasse (pas trop d’azote) –la corne torréfiée est excellente–, pailler le pied.
Surveiller les attaques de pucerons et de limaces.
Pincer à deux rangées de feuilles (ne pas laisser monter à fleur avant le 14 juillet) afin de développer les pousses latérales.
Le pincement sera pratiqué, également, sur d’autres grandes vivaces telles que les Asters, Rudbeckias…
L’association des Gauras et des Dahlias est excellente.
Diviser les vivaces à floraison printanière : Aubriète, Alyssum (Corbeille d’or), Arabis, Phlox subulata…
Continuer de BOUTURER.
Même les Clématites, surtout à petites fleurs plus faciles à réussir.
Mais le marcottage a un bien meilleur pourcentage de réussite, surtout pour l’amateur mal équipé.
Former un FUCHSIA EN TIGE :
dégager une tige bien droite, éliminer les pousses latérales au fur et à mesure de leur croissance. Étêter à la hauteur désirée et tuteurer.
Tailler les CLÉMATITES MONTANA si cela n’a pas été fait le mois dernier juste après la floraison.
Éliminer le bois mort.
Raccourcir les plus longues tiges.
Exceptionnellement, rajeunir la plante en rabattant à 50 cm (un coup de jeunesse !)

| A propos des Clématites, certaines sont victimes d’un dépérissement brutal, souvent juste avant le début de la floraison. Il faut alors, le plus rapidement possible, déterrer la base de la branche, tailler bien en dessous de la nécrose (5 à 10 cm au dessous de la surface) et ne pas arroser |
Penser à refaire les massifs d’Iris Germanica : Ce sera au programme de la fin d’été.
Dans l’immédiat, étiqueter chaque pied en notant la couleur, le nom de la variété si vous la connaissez.
Enlever les feuilles abîmées et couper de moitié les autres.

Continuer les PINCEMENTS des rameaux latéraux des CHRYSANTHÈMES à petites fleurs pour la réalisation de cascades (voir en mai).
S’INQUIÉTER D’UNE ABSENCE OU INSUFFISANCE DE FLORAISON DES PIVOINES HERBACÉES.
A cela plusieurs causes possibles :
- plante enterrée trop profondément,
- plante mise en place en grosse touffe non divisée,
- plante trop à l’ombre,
- plante étouffée par d’autres végétaux,
- une attaque de botrytis ou de rouille a atteint les boutons floraux.
Agir en conséquence.
S’occuper des bulbes de printemps

Nettoyer les bulbes au feuillage jauni (Crocus, Narcisse…)
Déterrer, de préférence, les Tulipes (sauf botaniques) et Jacinthes.
Faire sécher à l’ombre ; entreposer les oignons, étiquetés, dans un local frais, sec et obscur.
Diviser les touffes de Narcisses, Crocus…
Surveiller et TRAITER les traces de maladies ou d’attaques d’insectes qui prolifèrent très vite en cette saison.
Traiter préventivement les plantes sensibles à l’oïdium : Aster, Achillée, Phlox… (traiter en même temps que les rosiers).