
Le jardin a été planté d’arbres et arbustes brise-vent. La structure du jardin est faite et les brise-vent commencent à être efficaces. On peut donc maintenant installer des massifs plantés de vivaces, annuelles et bulbes.
Quoi planter ? A partir du moment où les brise-vent protègent du vent, du sable et des embruns, on peut se permettre de planter à peu près ce que l’on veut, en tenant compte bien sûr de certains facteurs tels que la nature du sol (on ne plante pas en terre calcaire des vivaces acidophiles !) ou la rusticité. Nous sommes en bord de mer donc, à priori, la gamme de plantes est large puisqu’il sera même possible de mettre dans certaines régions des plantes gélives (Géranium de Madère sur l’île de Batz en Bretagne Nord est un exemple frappant).
MAIS certains coins du jardin peuvent rester à découvert, c’est-à-dire non protégés par un brise-vent. Par exemple pour une raison simple à comprendre : on veut profiter de la vue sur la mer : pas d’arbres, pas d’arbustes (ou le minimum) mais des plantes basses ou qui ne gênent pas la vue sur l’extérieur.
| Nous ne nous intéresserons donc, dans les articles suivants, qu’aux plantes (vivaces, annuelles, bulbes…) supportant les expositions ventées (et donc les embruns), le fort ensoleillement et les sols plutôt pauvres et drainants. |
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Pour éviter trop d’échecs, il est impératif d’observer les plantes qui poussent à l’état naturel dans les dunes.
Dans la nature, les plantes ont des stratégies de lutte contre la sécheresse et les agressions dues au vent et au sel
réduire la transpiration par un feuillage coriace (Eryngium maritimum ou chardon bleu des dunes)
réduire la surface d’exposition en étant prostrées (Armeria maritima…), en formant des couvre-sol (Dianthus gallicus…) ou ayant un feuillage fin et souple (Oyat) pour résister au vent
se protéger de la chaleur par un feuillage velu (Artemisia campestris…), charnu (Carpobrotus edulis…) ou clair (les feuillages gris renvoient la lumière)
développer un système racinaire très important en surface (l’Oyat est une plante ammophile qui retient l’eau par ses rhizomes) ou qui descend en profondeur (Eryngium maritimum) pour lutter contre la sécheresse
garder ses réserves dans la racine cachée dans le sol ? C’est le cas des plantes bulbeuses et rhizomateuses au cycle de végétation court (Orchis).
Nous retrouvons quelques critères de choix déjà évoqués pour les arbres et arbustes. Ils restent valables, en particulier, pour les vivaces. _ On choisira donc en priorité :
des feuillages coriaces résistant au dépôt de sel (Hellébore corsicus…)
des feuillages gris qui résistent bien aux excès de luminosité ainsi qu’à la sécheresse (Ballota pseudodictamnus, Artemisia…)
des feuillages fins et légers (graminées…)
des feuillages caducs (s’ils sont abîmés par les tempêtes d’automne, ce n’est pas gênant puisque de toute façon ils doivent disparaître)
des couvre-sol : plus la plante est basse, moins elle a de prise au vent ! (Bruyères, Sedum, Acaena…). Les plantes en forme de boule ou de coussin sont idéales (Dianthus erinaceus…).
des plantes semi-rustiques : la douceur du climat permet dans certaines régions de cultiver des plantes relativement gélives mais qui peuvent accepter certains hivers pas trop rigoureux (Felicia, Osteospermum…)
des succulentes (feuillage charnu) si le climat le permet
des plantes indigènes (Dianthus gallicus…).
En bord de mer, dans les endroits les plus ventés, les plantes vedette sont, à mon avis, sans conteste, LES GRAMINEES.

Les plantes trop hautes aux tiges cassantes (en tout cas qui manquent de souplesse). Le delphinium en est un parfait exemple.
Les feuillages amples opposant une grande résistance au vent.
Les vivaces d’ombre et de terrain frais. Les plantes telles que les hostas risquent de peiner. Quant aux Rodgersia, ils vont griller au premier coup de soleil.
A la plantation, ajouter de la matière organique (compost) si le sol est trop léger ou trop pauvre.
Epandre un épais paillis (au moins 5 cm) : BRF, cosses de sarrazin, compost, gravillons, paillettes de lin, paille etc. A faire aussitôt après la plantation et régulièrement en entretien.
Soigner les tuteurages et vérifier régulièrement les liens (ils ne doivent toutefois pas étrangler les plantes !
Rincer au jet d’eau les plantes juste après une forte tempête avec embruns.
Couper tout ce qui est abîmé
Doucher la plante (ce qui aurait dû être fait… avant)
S’il s’agit d’une vivace qui vraiment est mal en point, il est très possible qu’elle ne se plaise pas du tout à cet endroit. Parfois, il est bon d’employer les grands moyens : la déplacer à mi-ombre ou à l’abri des vents forts et desséchants. On peut aussi la planter momentanément dans un pot mais attention à bien la surveiller.
Alain, le 17 avril 2010
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Un lieu privilégié sujet à des agressions
Protection contre le vent
Types de végétaux à utiliser
Arbres et grands arbustes brise-vent pour zone très exposée
Arbustes brise-vent pour petits jardins de bord de mer
Arbres et arbustes de bord de mer pour zone protégée
Petits arbustes de bord de mer
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Plantes indigènes
Vivaces de bord de mer
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Plantes semi-rustiques
Bulbes
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