
novembre à mars : boutures à bois sec (arbustes caducs),
avril à juillet : boutures herbacées : vivaces d’été (Phlox, Aster…), nouvelles pousses (Penstemon…), plantes molles (Fuchsia, Pelargonium…),
août à septembre : boutures semi-herbacées (conifères, arbustes persistants, plantes grimpantes, plantes non rustiques à abriter en hiver),
en toute saison : boutures dans l’eau (Laurier rose…)
Bien entendu, dans la pratique on bouture quand on peut. Il serait stupide de refuser un rameau à bouturer sous prétexte que ce n’est pas la bonne époque. J’ai bouturé et réussi des boutures de la Clématite cirrhosa ‘Balearica’ en février !
On bouture quand on en a l’opportunité et il ne faut jamais oublier qu’une bouture ratée en avril peut-être recommencée à une autre période.
L’idéal est d’avoir une serre (située à mi-ombre et non en plein soleil !!!) et une table de bouturage.
Mais on pourra très bien réussir des boutures sous un tunnel ou dans un châssis froid.

L’OUTILLAGE
Les hormones d’enracinement : pour les plantes délicates à bouturer, tremper la base humide de la bouture dans la poudre, secouer pour éliminer l’excès (à trop forte concentration d’hormone, un gros cal se forme mais les racines ne sortent pas tant que la bouture n’a pas "digéré" l’hormone excédentaire.
Films plastiques transparents qui permettent, à peu de frais, de créer une atmosphère confinée (les sacs de congélation sont très utiles).
Il est inutile, pour l’amateur, de se suréquiper en matériel sophistiqué et cher. Il suffit de respecter les conditions de culture, d’éclairage d’humidité et de température.
De nombreuses techniques empiriques et les fameux "doigts verts" seront la clé de la réussite !
LES RÉCIPIENTS
Outils et récipients doivent évidemment être propres !

LE SUBSTRAT
Élément de base indispensable, il doit être :
couper le bas de la bouture sous un bourgeon et le haut de la bouture juste au dessus d’un bourgeon,
enlever les feuilles de la base sur 2/3 de la longueur de la bouture,
retirer les fleurs,
piquer la bouture dans le substrat profondément enterrée (2/3 de la longueur),
préférer les boutures à talon (en particulier pour les arbustes).
humidité : arroser au pulvérisateur (plutôt qu’à l’arrosoir) pour garder le sol bien frais,
chaleur : placer les boutures sous châssis ou tunnel l’hiver ou sous film transparent au printemps ou l’été pour créer une atmosphère confinée,
lumière : toujours la belle saison à MI-OMBRE (pas de soleil direct).

| humidité
+ chaleur + lumière | + bon substrat | + bonne époque de travail | + bonne méthode de bouturage | = SUCCÈS |

Un sac plastique et des arceaux métalliques (récupérez les porte-manteaux fournis par les teinturiers) et on réalise une bouture à l’étouffée. Excellent pour accélérer l’enracinement.
Emballer dans du papier “essuie-tout” une bouture non repiquée pour la conserver et la faire voyager sans qu’elle se fane.
Réaliser plusieurs boutures de la même plante dans un seul pot (diamètre 10 cm). Si plusieurs boutures s’enracinent, la plante obtenue sera plus touffue.
Si l’on n’est pas équipé en châssis, serre…, couvrir la bouture d’une bouteille d’eau minérale dont on a coupé le fond.
Recouvrir le substrat du pot, une fois la ou les boutures mises en place, d’une fine couche de cosse de Sarrazin (limite le tassement lors des arrosages, empêche la formation de mousse, etc.)
La fourchette magique !
Recourbez les dents d’une fourchette. Elle vous servira à griffer le substrat dans le conteneur mais surtout à égaliser la surface (avec vos doigts vous faites des trous et vous tassez exagérément le substrat). Si les dents sont assez écartées, vous pouvez passer la bouture entre ces dents et tasser au pied même de celle-ci.
Pas cher (inutile de prendre une fourchette en argent !)... et efficace...

| Ceci n’est que la théorie… pour réussir les boutures, il faut oser ! |
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Alain, octobre 2005
A lire également :
Qu’est-ce que le bouturage ?
Les différents types de bouturage